Fin septembre, la moto est entréedans ma vie. Ou plus précisément,
une moto, une kawasaki GPZ 1100.
Après deux mois aux week-ends totalement consacrés à l’apprentissage de la maitrise de cet
engin diabolique, j’ai enfin obtenu le sésame, et du premier coup, qui allait me permettre de chevaucher mon bolide noir. Pas trop de mérite, me direz-vous, car l’examen semble beaucoup plus
facile qu’en France. Ici, une épreuve de plateau combinée à un soupçon de conduite sur un circuit fermé et le tour est joué, le tout en à peine dix minutes. J’avais cependant le handicap du grand
débutant qui enfourchait d’emblée une 750 pour la première fois de sa vie quand j’ai débuté.
Le plus curieux dans cette histoire, c’est qu’au départ, je ne pensais absolument pas
acheter une moto. Je souhaitais un scooter pour faire l’aller-retour quotidien entre mon travail et chez moi. J’en avais ras-le-bol de la cohue du métro.
Une fois le virus de la moto contracté, c’était foutu! Plus question de monter sur un
scooter, si gros fut-il! Résultat, je traverse quotidiennement Tokyo du nord au sud et vice-versa, 45 kilomètres aller-retour, même les jours de pluie, et que du bonheur!
Me revoilà après 5 mois d’absence avec un nouvel appareil photo, un Nikon Coolpix, pas de quoi épater la galerie, et une moto, une Kawasaki
1100 GPZ. La raison de ce faux-bond: une glissade de 20 mètres dans laquelle j’ai failli y laisser ma peau. Malheureusement, l’appareil-photo n’y a pas résisté, lui, et a rendu l’âme dans la
chute.
L’incident s’est produit alors que je cherchais le point de vue idéal pour la photo idéale d’une chute d’eau perdue en pleine montagne dans
l’arrière-pays de Gunma. Un sol légèrement détrempé, un pied qui glisse, et c’est la dégringolade. Une évidence: ne jamais s’aventurer seul dans des endroits éloignés de tout. La chance
que j’ai eu dans cette affaire, c’est d’avoir été repéré par un promeneur qui a eu l’excellente idée d’alerter les pompiers de la ville la plus proche.
Dans le quartier ancien de la ville de kawagoe, il en a marre, ce brave homme, d’attendre sa femme partie probablement fureter dans
quelque magasin des environs.
L’intérieur de la maison du fondateur du groupe Mitsubishi, construite à la fin du 19e siècle. J’ai aimé l’intérieur feutré de cette grande
demeure et son luxe suranné. François Mauriac n’aurait pas été dépaysé mais quid d’un Japonais de la fin du 19e siècle?
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