L'entrée du sanctuaire Hachimangu
Après le Kenchoji, légèrement excentré, retour dans le centre-ville pour une brève visite du Hachimangu, le sanctuaire Hachiman. Son histoire est fort ancienne puisqu'elle
remonte à 1063, date de sa fondation. Dédié à l'origine à l'empereur Ojin, le 15e de la dynastie, et son épouse Hime-gami, Minamoto no Yoritomo, le fondateur de la
période Kamakura, le déplace où il se situe actuellement pour y vénérer Hachiman, le dieu protecteur des guerriers japonais.
Un père à genoux devant sa fille
Les enfants sont rois au Japon et à l'occasion du rite Schichigosan, littéralement sept cinq trois, ce père filme sa fille habillée en kimono pour ce qui est peut-être sa première visite
dans un sanctuaire. Le rite Schichigosan remonte à la période Heian et concerne uniquement les petits garçons âgés de trois et cinq ans, et les petites filles de trois et sept
ans. Les nombres impairs sont porte-bonheur au Japon et une visite à ces âges dans un sanctuaire était supposée leur garantir bonheur et chance dans leur vie. Aujourd'hui, la superstition a
disparu mais la tradition demeure et offre aux parents la possibilité de revêtir leurs enfants de leurs plus beaux habits et de les filmer et photographier dans un sanctuaire renommé.
Jeunes mariés
Les sanctuaires servent également à la célébration des mariages. On dit souvent que les Japonais naissent, se marient Shinto et meurent bouddhistes. A noter que le jeune marié sur cette
photo n'est pas vraiment Japonais et probablement pas né Shinto. Cette situation illustre parfaitement cette relation sobre et distanciée que les Japonais entretiennent avec la religion.
Cérémonie de mariage Shinto
Photo de famille
Un petit air de photo de famille sur les marches de l'église, la cérémonie terminée.
Compositions florales
La visite d'un sanctuaire en automne offre également la possibilité d'admirer des compositions florales et des bonsaï que leurs auteurs ont présentés lors de concours organisés par le
sanctuaire. Au premier plan, des chrysanthèmes, la fleur symbole de la famille impériale, en arrière-plan, des bonsaï.
Une autre composition florale aux airs de feu d'artifice.
Couleurs d'automne
L'automne, la nature offre un spectacle extraordinaire. Une palette de couleurs inconnue en France. Ici, une vue du jardin qui borde le sanctuaire Hachimangu. Un spectacle qui ne me
lasse jamais.
Bâteaux de pêche à Enoshima
Pour conclure la visite, un clin d'oeil à l'île Enoshima, à un jet de pierre de Kamakura, et qui fera certainement l'objet d'une série photos mais...plus tard, lorsque je
reviendrai à kamakura.
Toutes les photos de la visite sont dans l'album photos Kamakura.
Par Emmanuel
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Dimanche 16 novembre 2008
De Tokyo, il est facile et rapide de se rendre à Kamakura. Un train direct depuis la gare de Tokyo vous y
conduit en une heure. Il ne faut guère plus de temps en voiture en utilisant l’autoroute mais gare aux embouteillages une fois sur place et aux parkings qui affichent “complet”, notamment en
période de festivals.

L'avenue principale
de Kamakura
Située en bord de mer dans la préfecture voisine de Kanagawa et à une cinquantaine de kilomètres
de la capitale, cette petite ville de 175.000 habitants- du moins à l’échelle japonaise- attire chaque année des millions de visiteurs japonais et étrangers. Malgré sa taille modeste, son
statut d’ancienne capitale la hausse au même rang culturel que ses consoeurs, Nara et Kyoto. Et tout son charme réside précisément dans le fait que la ville et ses temples se
visitent parfaitement à pied en une journée pour celles et ceux en bonne santé. Aux gens qui s’y rendent pour la première fois, je leur conseille vivement de faire le détour par le kiosque de
l’office de tourisme de la gare de Kamakura. Un petit guide de la ville, gratuit de surcroît, propose différents circuits de randonnée. A chacun de choisir selon le temps dont il dispose
et la forme du jour.

Vers le sanctuaire de Hachimangu
Kamakura fut la capitale du Japon de 1185 à 1333 durant la période appelée tout simplement
“Kamakura”. Cette époque marque une transition importante dans l’histoire du Japon de laquelle cinq faits importants sont à retenir:
-La perte du pouvoir de l’empereur au profit d’un chef militaire issu de la noblesse guerrière appelé Shogun.
-Le déplacement de la capitale de Kyoto, ville de résidence de l’empereur, à Kamakura, fief du premier de ces
shoguns, Minamoto No Yoritomo.
-L’instauration du Shogunat, un gouvernement de type féodal et dictatorial, qui durera 7 siècles, jusqu’en 1868.
-L’échec de deux invasions mongoles, en 1274 et 1281, dont les flottes seront à chaque fois anéanties par un typhon que les
Japonais nommèrent Kamikaze, le vent divin.
-Un développement important du bouddhisme, en opposition au Shinto, religion de l’empereur.
Devenu le centre politique du pays, Kamakura attira naturellement de nombreux religieux qui y édifièrent
temples pour les bouddhistes et sanctuaires pour les shintoïstes. Ces temples et sanctuaires se visitent bien sûr encore aujourd’hui, certains sont de véritables oeuvres d’art mais autant
prévenir le visiteur de suite, tous sont des reproductions, fidèles certes, mais des reproductions. Impossible de résister si longtemps aux incendies, typhons et tremblements de
terre.
Les lieux de visite sont si nombreux à Kamakura qu’il est impossible de les présenter tous ici, et d’en faire le tour en
une journée. J’en ai choisi deux que je vais vous présenter en photos. En avant la visite !
Le temple Kenchoji
Loin de la gare, il faut compter 45 minutes en marchant d’un bon pas, autant moins sinon plus en bus tant les rues sont encombrées le week-end, c’est le temple à visiter si l’on doit en choisir un seul. Sa construction décidée par l’empereur Gofukakusa fut dirigée et achevée en 1253 par un moine Zen chinois venu
au Japon en 1246, Rankei Doryu. Il fait partie d’un ensemble appelé Kamakura Gozan, les cinq temples Zen de Kamakura, et demeure le temple de formation
Zen le plus ancien du Japon.

L'entrée de
Kenchoji
Celle-ci est payante, 300 yens (environ 2 euros), mais la beauté du lieu et le temps nécessaire pour le visiter en font un montant dérisoire. Cette photo a été prise en fait à la
sortie et je l'ai échappé belle. J'ai évité de peu une horde de cent cinquante papies et mamies japonaises.

La
porte
Sanmon
Sanmon, que l'on pourrait traduire par la troisième porte, est en fait le premier bâtiment que l'on rencontre et marque le début de la visite.

Devant le
Butsuden
Butsuden est le nom du premier bâtiment de prière, le Sanmon franchi. L'encensoir invite les fidèles à se purifier le corps et l'esprit avant d'y
entrer.

L'intérieur du
Butsuden et sa statue de Bouddha.
Le deuxième lieu de prière public: le
Hatto
Le Hatto, de par sa masse plus imposante que celle du Butsuden, et le fait qu'il faille entrer à l'intérieur pour prier devant le Bouddha lui confèrent plus
d'importance.

Vue
d'ensemble des principaux édifices
Le premier bâtiment sur la droite, c'est le Butsuden, suivi du Hatto et, tout en arrière-plan, du monastère des moines fermé au public. La porte que l'on aperçoit
dans le prolongement de l'allée s'appelle Karamon et ouvre sur un lieu de méditation appelé le Hojo.

Vue
rapprochée du
Karamon

Un aperçu du
Hojo par l'arrière
Le lieu se visite ainsi que le jardin Zen attenant mais j'ai préféré faire l'impasse par manque de temps. J'ai quand même réussi à "voler" un cliché entre les
feuillages en contournant le jardin par l'arrière.
Pour conclure la visite de ce site magnifique, une cloche mais pas n'importe laquelle. Elle se trouve en fait près du Sanmon et a le statut très prestigieux de trésor
national. Pas mal pour une cloche! Il faut dire qu'elle fut fondue en 1255 et est indubitablement l'objet authentique le plus ancien de ces lieux. Son nom: Bonsho.

Un dernier coup d'oeil avant de repartir et d'enfourcher la moto (celle de gauche)
La visite de Kamakura continuera le week-end prochain avec le Hachimangu. Entretemps, si vous souhaitez regarder plus de photos de Kenchoji et découvrir
d'autres aspects de Kamakura, rendez-vous dans l'album photo Kamakura (88 clichés au total).
Par Emmanuel
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Mercredi 12 novembre 2008
Paresseux aujourd’hui, j’ai décidé de ne pas bouger et de demeurer dans le quartier de Shinjuku.
Qui plus est, juste en face de l’immeuble que je vous ai présenté hier. A ce titre, Tokyo n’est jamais avare de contrastes qui ne manquent jamais d’étonner les voyageurs.
Nous sommes ici dans un Jinja, un sanctuaire Shinto, l’une des deux religions pilier du japon, l’autre étant le bouddhisme. Contrairement
à ce que l’on pourrait croire, les prières ne se font pas devant cette statuette. Ici, nous sommes dans l’anti-chambre du sanctuaire; les croyants y purifient leur âme en se
lavant les mains ou en procédant à des ablutions.
Dans un style beaucoup plus terre à terre, je me suis pris 12.000 yens d’amende en rentrant du travail ce soir pour excès de
vitesse. Je roulais à 72 km/h sur un boulevard limité à 50. Pour ma défense, il était 22h30 et la circulation était fluide. Pour mon porte-monnaie et mon argent de poche du mois, dur, dur! Sans
compter l’engueulade que je vais prendre par ma femme. Je n’ai pas osé encore le lui dire mais comme je sais qu’elle inspecte régulièrement mon blog...Gare à demain!
Par Emmanuel
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Je ne sais pas ce qu’abrite cet immeuble dans le coeur du quartier de Shinjuku. Une, des entreprises ? Une administration ? Je sais
seulement que j’ai été frappé par son architecture, sa forme éffilée et aérienne, et le contraste que crée cette impression de ruche aux
milliers d’alvéoles. Dans tous les cas, un bâtiment qui ne laisse pas indifférent.
Aujourd’hui, mon boss m’a appris que nous allions, dès le mois prochain, réduire la surface de location de nos bureaux; difficultés
économiques obligent. Première conséquence, il faudra se serrer un peu plus pour travailler. Deuxième conséquence, et toute personnelle celle-ci, j’envisage sérieusement de rafraîchir mon CV et
d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte. Le problème, c’est qu’en ce moment, elle ne semble verte nulle part au Japon. Ni ailleurs également. Non pas que cela me
rassure.
Par Emmanuel
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Dans le quartier de Azabudai, non loin de l’ambassade de Russie, une boutique de vêtements chics dans le genre western. De quoi raviver la
guerre froide dans ce quartier friqué de Tokyo.
En parlant de froid, l’hiver semble s’approcher à grands pas. Pour la première fois, nous avons dû allumer le chauffage hier à la maison et même chose
aujourd’hui au bureau avec une température extérieure de 12-13 degrés. Rien d’inquiétant. De toute façon, il ne fait plus jamais très froid à Tokyo. Autrefois, dans un temps que je n’ai
pas connu, il y neigeait chaque année. Après dix années, je n’ai connu la neige ici qu’un seul hiver.
Par Emmanuel
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