Momiji ou Koyo désignent en japonais ce moment particulier de l'automne lorsque les feuilles des arbres se colorent d'un rouge ou d'un jaune éclatant, offrant certaines années un spectacle d'une beauté à couper le souffle. Lorsque j'ai récemment visité le mont Takao, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Tokyo, le Momiji atteignait son apogée. Alors pas étonnant que des milliers de Japonais, et une poignée de touristes ou résidents étrangers, se soient donnés rendez-vous ce jour-là pour l'ascension.
Le mont Takao offre l'avantage d'être proche de Tokyo, parfaitement desservi par le train en moins d'une heure à partir de Shinjuku, et d'ofrir un sommet qui culmine modestement à 600 mètres. L'aller-retour depuis Tokyo se fait aisément en une journée, ascension comprise.
Il existe à ma connaissance six chemins balisés pour atteindre le sommet mais le plus emprunté est incontestablement le chemin numéro 1 qui transite par le temple Yakuo, situé à mi-parcours environ. En bonne forme, la montée se fait en une heure et demie, plus si, comme moi, vous vous arrêtez souvent pour une pause...photo. Un peu plus de 3 kilomètres où, par endroits, certains regretteront, comme moi, les petits kilos superflus. Pour les personnes âgées, pressées, en petite forme, ou tout bonnement paresseuses, un télésiège ou un funiculaire, au choix, vous permettront d'éviter la première partie du parcours, la plus raide.
Seule une légère ombre au tableau, la foule. Du moins sur le sentier que j'avais choisi d'emprunter. Cependant, celui-ci étant large, aucun problème pour se croiser ou dépasser sans se bousculer.
Bilan de la journée: une ballade très agréable, un grand bol d'air et....des courbatures le lendemain.
Quelques clichés du jour ci-dessous.












Ou la contemplation de d'autres sommets lointains.






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