Une vue de Hachioji,
dans la banlieue de Tokyo, depuis le mont Takao
Je ne sais pas très bien comment est l'ambiance qui règne actuellement en France, mais ici, au Japon, ce n'est pas vraiment la joie. L'épidémie de la récession, venue des Etats-Unis, a
gagné l'archipel et commence à y faire des ravages conséquents.
Je travaille dans le secteur de l'immobilier et de la construction et il ne se passe pratiquement pas une journée sans que je n'entende que telle ou telle société immobilière a fait faillite.
Le milieu est en pleine déprime. L'économie en général tourne au ralenti; les Toyota et les Nissan pleurnichent; le premier ministre, Taro Aso, voit sa côte de popularité
dégringoler à vitesse grand V; Sony annonce une réduction d'effectifs de 16,000 personnes à travers le monde (la France est concernée); l'empereur Aki Hito est malade; le prix des
cigarettes va augmenter ( eh oui!, je fume!); bref, plus rien ne semble tourner rond.
Alors, quand c'est comme cela, plus qu'à prendre la poudre d'escampette l'espace d'une journée, prendre un peu de hauteur en même temps qu'un bon bol d'air, se dire que c'est Noël dans deux
semaines, et que cela ira mieux demain.
Voilà ce que j’ai beaucoup aimé dans le petit port de Onjuku, un déjeuner de sashimi. La qualité du poisson était excellente, le
misoshiru (le bouillon) délicieux,et le prix inversement proportionnel à la qualité. Le revers de la médaille: 40 minutes d’attente avant de pouvoir attaquer le premier filet de
poisson.
Pour celles et ceux qui ne maîtriseraient pas encore les subtilités de la cuisine japonaise, sushi et sashimi,
c’est presque bonnet blanc et blanc bonnet. Les sushi, ce sont des filets de poisson cru servis sur un canapé de riz, les sashimi, un plat de de variétés de poissons crus servis...avec
du riz.
Fin septembre, la moto est entréedans ma vie. Ou plus précisément,
une moto, une kawasaki GPZ 1100.
Après deux mois aux week-ends totalement consacrés à l’apprentissage de la maitrise de cet
engin diabolique, j’ai enfin obtenu le sésame, et du premier coup, qui allait me permettre de chevaucher mon bolide noir. Pas trop de mérite, me direz-vous, car l’examen semble beaucoup plus
facile qu’en France. Ici, une épreuve de plateau combinée à un soupçon de conduite sur un circuit fermé et le tour est joué, le tout en à peine dix minutes. J’avais cependant le handicap du grand
débutant qui enfourchait d’emblée une 750 pour la première fois de sa vie quand j’ai débuté.
Le plus curieux dans cette histoire, c’est qu’au départ, je ne pensais absolument pas
acheter une moto. Je souhaitais un scooter pour faire l’aller-retour quotidien entre mon travail et chez moi. J’en avais ras-le-bol de la cohue du métro.
Une fois le virus de la moto contracté, c’était foutu! Plus question de monter sur un
scooter, si gros fut-il! Résultat, je traverse quotidiennement Tokyo du nord au sud et vice-versa, 45 kilomètres aller-retour, même les jours de pluie, et que du bonheur!
Me revoilà après 5 mois d’absence avec un nouvel appareil photo, un Nikon Coolpix, pas de quoi épater la galerie, et une moto, une Kawasaki
1100 GPZ. La raison de ce faux-bond: une glissade de 20 mètres dans laquelle j’ai failli y laisser ma peau. Malheureusement, l’appareil-photo n’y a pas résisté, lui, et a rendu l’âme dans la
chute.
L’incident s’est produit alors que je cherchais le point de vue idéal pour la photo idéale d’une chute d’eau perdue en pleine montagne dans
l’arrière-pays de Gunma. Un sol légèrement détrempé, un pied qui glisse, et c’est la dégringolade. Une évidence: ne jamais s’aventurer seul dans des endroits éloignés de tout. La chance
que j’ai eu dans cette affaire, c’est d’avoir été repéré par un promeneur qui a eu l’excellente idée d’alerter les pompiers de la ville la plus proche.
Dans le quartier ancien de la ville de kawagoe, il en a marre, ce brave homme, d’attendre sa femme partie probablement fureter dans
quelque magasin des environs.
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